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lundi 27 mars 2017

Un manteau Burda spécial "petites" : Burda 6747

Voici ma version du manteau Burda 6747 : un manteau spécialement conçu pour les statures d'1,60 mètre. Pour une fois que Burda s'intéressait aux petites, il ne fallait pas rater l'occasion !

 
J'avoue que l'épreuve du manteau continue de me faire peur et ma première expérience en la matière (mon duffle-coat) m'avait causé tant de tracas que je m'étais jurée de ne pas réitérer l'expérience de sitôt.


Mon choix s'est donc porté sur un modèle de construction simple : SANS poches compliquées, SANS fermeture éclair, SANS une multitude de pièces à assembler et à surpiquer. J'ai trouvé mon bonheur grâce à ce patron pochette de Burda :



C'est un manteau de style rétro, dont le col Claudine et la forme évasée rappellent les années 60.


La construction est simple : dos et manches en une seule partie et boutonnage sur le devant. Le dos revient sur le devant, ce qui permet un emplacement plus ergonomique des poches, lesquelles sont prises dans la couture.



 Autant j'avais souffert lors de la couture de mon premier duffle-coat, autant j'ai apprécié coudre ce modèle : trop de difficultés nuisent au plaisir et je me rends compte que mon niveau actuel ne ne permet pas (encore?) d'accéder aux pièces trop complexes.



Conformément aux instructions, je me suis épargnée "l'épreuve des boutonnières" en les remplaçant par de grosses pressions.

 
 Mon col est loin d'être parfait et je regrette vraiment de ne pas y avoir consacré plus de temps et de soin. Comme vous pouvez le constater, la pose de mon passe-poil laisse à désirer et manque de régularité.



 
 Le col est bien patronné puisqu'il est constitué de deux pièces : une pour le dessus et l'autre (plus petite) pour le dessous. Il est indiqué qu'il faut exécuter des points lancés en diagonale pour le galber : étape que j'ai omise et là encore je le regrette car mon dessous de col est visible ... Heureusement qu'il s'agit d'une couleur sombre, qui dissimules les petites imperfections.


 Vue de l'intérieur :


Je n'ai apporté aucune modification au patron : tout tombe parfaitement! C'est un modèle très confortable et sa forme évasée le rend compatible avec toutes les morphologies : si vous avez de bonnes hanches, c'est le genre de modèle fluide et évasé dans lequel vous vous sentirez bien.


Le tissu utilisé provient d'une vente Agnès B., je n'ai donc pas d'indication quant à sa composition. Il n'est pas trop épais et convient bien à ce manteau de demi-saison.

 
Pour conclure, je dirais que suis très satisfaite de ce manteau. Il est très bien patronné, les explications sont claires et agrémentées de schémas. J'ai adoré le coudre et j'envisage même de me faire la version "veste courte" une prochaine fois.

jeudi 16 mars 2017

Tricots de fin d'hiver

L'arrivée des beaux jours me presse à rédiger cet article à connotation hivernale puisqu'il s'agit d'un  béret du  châle assorti, tous deux tricotés le mois dernier et beaucoup portés depuis.

Commençons par la tête. Ce n'est pas une nouveauté puisque c'est la troisième fois que je tricote ce modèle de la créatrice Woolly Wormhead : le béret Mayrose


J'aime toujours autant les détails de ce modèle : le point de vague, les diminutions qui forment une jolie couronne, le bord côte en point mousse ...


Après blocage, le béret s'est un peu agrandi, ce qui lui donne cette forme un peu tombante.



Cette fois-ci, j'ai pris une aiguille plus petite pour la bordure en point mousse qui a tendance à s'étirer avec le temps. 

J'ai utilisé la qualité Idéal de Bergère de France, qui porte bien son nom puisqu'elle est idéale pour ce genre de pièce : extrêmement douce, elle donne un joli rendu aux points de dentelle.




Passons maintenant au châle : il s'agit du "Summa strip shawl". Un châle pour l'été? Pas pour moi mais si je vous précise que la créatrice est finlandaise, vous comprendrez mieux pourquoi il a été dénommé ainsi.



C'est un châle en forme de lune qui présente un jeu inversé de rayures de chaque côté : d'un côté des rayures "pleines" et de l'autre, des rayures en motif ajouré, le tout en point mousse.




 En fonction de la façon dont vous le nouez autour du cou, vous pouvez décider de faire ressortir l'une ou l'autre couleur, bien pratique pour assortir à sa tenue du jour!



Pour cette écharpe, j'ai utilisé à peine une pelote et demi de chaque couleur (girolle et purple, qualite Idéal de Begère de France).

Une dernière photo pour vous donner un avant goût de mon prochain article dédié à mon manteau Burda, que vous apercevez de dos 



samedi 25 février 2017

Calcite : ma blouse coup de coeur

Il est rare que je sois totalement satisfaite d'une de mes cousettes car mon côté perfectionniste me pousse toujours à chercher le petit défaut que personne ne remarque mais, pour une fois, c'est bien le cas.


 
Aujourd'hui, je vous montre ma version de la blouse Calcite d'Histoire de Coudre.



Calcite est une blouse de coupe droite qui se distingue par son encolure originale, dotée de deux pattes prises dans les pinces d'encolure. C'est d'ailleurs ce détail, dont la construction m'intriguait, qui m'a poussé à acheter le patron.



C'est la première fois que je couds un patron de cette marque et ce fût un tel plaisir que j'ai vraiment hâte de renouveler cette expérience. Les explications sont claires et rendent la couture fluide et agréable. J'apprécie, par exemple, qu'on me dise où et quoi surjeter dès le début afin de tout faire en une seule fois.


 


Les poignets en tissu contrastant sont construits de la même façon que les pattes d'encolure puisqu'ils sont, eux aussi, pris dans le pli. C'est un montage vraiment astucieux et en plus facile à réaliser.


J'adore cette encolure : elle plaque bien et ne baille pas quand on se penche.


J'appréhendais le montage de ces pattes contrastantes mais les explications sont bien faites et lorsqu'on a les pièces en main, il suffit de bien regarder le schéma pour comprendre la marche à suivre.


Au final, c'est une pièce rapide et facile à réaliser. Je n'ai fait aucun ajustement au niveau de la taille : tout tombe parfaitement. Ce modèle ne comporte pas de pinces de poitrine et sa coupe droite le rend très confortable.

Cette blouse a été réalisée avec une popeline de coton mais j'ai envie de me lancer dans une nouvelle version en jersey, pour voir.

 
Bref, je ne trouve que des qualités à ce joli modèle. J'ai d'ailleurs en stock d'autres patrons d'Histoire de Coudre : le chemisier Opaline et la veste en jean Topaze, que j'espère réaliser dans les mois qui viennent.

vendredi 27 janvier 2017

Un Boogie pour une élégante

Depuis que j'avais terminé mon sac Boogie, maman m'avait bien fait comprendre qu'elle en voulait un, elle aussi ... L'arrivée de Noël était donc l'occasion rêvée pour satisfaire à ses désirs ...



Je ne vais pas me répéter en vous disant à quel point j'ai aimé coudre ce sac de la marque Sacôtin et combien le résultat est à la hauteur de mes espérances, puisque tout est déjà expliqué dans mon précédent article.




J'ai à nouveau utilisé de la toile à sac de la Mercerie des Créateurs. Quant au tissu contrastant, il s'agit d'un coton de la marque Merlot, en provenance du magasin Loisirs et Créations.



L'alliance du noir et du doré lui donne une petite touche d'élégance.


 Un sac pratique et suffisamment grand pour tout emmener, même ses papyrus !

lundi 23 janvier 2017

Marinière Phildar

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd'hui, je partage avec vous un tricot que ma p'tite maman m'a offert pour Noël. 
  


Il s'agit d'une marinière, tirée du catalogue Phildar : "Marins d'hiver", qui date de quelques années déjà.




Nous avions choisi le modèle ensemble. Les consignes étaient les suivantes : un modèle simple, sans dentelle, ni torsade, car maman adore tricoter mais elle déteste les complications. C'est une spécialiste du jersey, qu'elle tricote avec la régularité d'une machine.


Les lignes de ce pull sont droites, ce qui en fait un pull ultra confortable et suffisamment ample pour être porté avec un petit haut en-dessous. Même les emmanchures sont droites, ce qui permet de bien faire ressortir les rayures à cet endroit.


Cette marinière a été tricotée avec la laine Partner 3,5 de Phildar ainsi que 2 pelotes de laine dorée de la marque Schachenmayer.


Rien à redire sur le modèle : il taille parfaitement.


Quelques boutons dorés viennent agrémenter le décolleté, qui a quand même été un peu réduit par rapport au modèle d'origine.


Un bien joli cadeau, qui outre sa valeur sentimentale, m'est très utile en ce moment au vu des températures basses que nous connaissons.

A très bientôt pour un prochain article sur le cadeau que j'ai offert en retour ...

mardi 3 janvier 2017

Une nouvelle année, un nouveau chemisier

Je commence par vous souhaiter une excellente année 2017, en espérant que vous avez passé de chaleureuses fêtes et que vous abordez cette nouvelle année avec beaucoup de force et de beaux projets.

Voici un chemisier que j'ai cousu en décembre :


J'ai utilisé le patron en téléchargement gratuit de Lekala, le n° 5546 

 C'est un chemisier très classique, avec deux pinces poitrines et un léger cintrage dans le dos. Sa particularité réside dans le fait qu'il n'a pas de patte de boutonnage mais une parementure coupée à même.





Comme je voulais insérer un volant, j'ai donc modifié le modèle de base afin de créer un patte de boutonnage rapportée. J'ai également éliminé le col pour ne garder que le pied de col.




L'avantage de ce modèle, c'est qu'il est sur mesure et qu'il me va comme un gant. Je n'ai fait aucune modification : tout tombe parfaitement.


Les manches se montent aisément : l'embu est juste comme il faut.

Si vous avez envie de vous lancer dans une chemise, n'hésitez pas : ce patron est une bonne base et en plus, il est gratuit
Seul bémol : les explications sont succinctes, il faut donc connaître les étapes de construction d'une chemisier avant de se lancer.

lundi 5 décembre 2016

Voyage au pays de la soie

Aujourd'hui, je vous emmène au royaume de la soie ...

En première partie, je vous parle d'un haut réalisé en soie sauvage, qui malheureusement ne me plait guère.

Ensuite, nous partirons à la découverte du Marché des Soies, une manifestation qui se tient chaque mois de novembre à Lyon et qui rassemble les grandes entreprises de soierie de la région.

Commençons par mon haut en soie :




 Il s'agit de la veste sans manche Lekala 4301, dont voici le dessin technique :


Il s'agit 'une veste ceintrée, dotée d'une basque et d'un très joli jeu de plis sur le devant

 

Pour faire ressortir ces jolis plis, j'ai choisi d'utiliser un coupon de soie sauvage (ou shantung), dont les nuances de couleurs varient au gré de la lumière.
 

 
Ce modèle présente l'avantage de n'utiliser que très peu de tissu et vu le prix de la soie sauvage (15 euros ce coupon d'un mètre), c'était un avantage non négligeable.
 
Voici les pièces :





Contrairement à la soie normale, la soie sauvage ne glisse pas, elle est donc facile à travailler. Elle se repasse bien et son seul défaut est qu'elle s'effiloche terriblement. En connaissance de cause, j'ai donc élargi mes marges de couture.

 
 Ce modèle est entièrement doublé et les pièces de la doublure sont identiques à celles du tissu extérieur. A mon avis, un pli d'aisance dans le dos n'aurait pas été superflu car je trouve qu'elle a tendance à tirer à ce niveau lorsque je bouge. Voici une photo de la veste portée à l'envers, côté doublure,

de face :


 et de dos :


C'est drôle : on pourrait presque croire qu'elle est réversible !

Comme évoqué dans le titre, je ne suis pas convaincue du résultat. Au niveau du confort, ce haut ne me satisfait pas du tout : d'une part, il manque un pli d'aisance dans le dos et d'autre part, je trouve que les emmanchures sont trop étroites. Lorsque j'avance mes bras (comme pour conduire), je ressens un tiraillement dans le dos.


Lekala précise qu'il faut utiliser un tissu contenant de l'élasthanne et j'aurais vraiment dû me conformer à cette prescription.

Les plis sont faciles à réaliser et le point le plus difficile est sans doute la pose de la doublure et l'ajustement de toutes les pièces.


Outre le confort, je pense que ce haut me déçoit également de par son côté un peu trop clinquant, qui ne correspond pas du tout à mon style. La soie sauvage, c'est très joli mais c'est plutôt réservé à un vêtement de soirée. 



En toute lucidité, je pense que ce haut va passer plus de temps à prendre la poussière sur un cintre que sur mes épaules.

Pour enchaîner sur une note plus positive, je vous fais partager quelques photos du Marché des Soies, qui s'est tenu à Lyon il y une dizaine de jours 




Cette manifestation annuelle, qui rassemble les entreprises de soierie de la région lyonnaise, est l'occasion de s'émerveiller devant la richesse de ce savoir-faire régional et de découvrir le somptueux Palais de la Bourse.

 


Ci-dessous une broderie effectuée par une machine du stand Pfaff :





 Le dimanche matin, il n'y avait pas la cohue et on pouvait prendre le temps d'admirer toutes ces belles étoffes






A l'étage, ce sont les foulards et les carrés de soie qui sont à l'honneur. Les grands noms côtoient les jeunes créateurs.

Mais le savoir-faire de l'homme ne serait rien sans le don de la nature, alors rendons hommage à ces charmantes petites bébêtes qui travaillent dur (âmes sensibles s'abstenir!) pour nous procurer ces étoffes de luxe :




Même avant d'être teints, les cocons arborent déjà des couleurs chatoyantes, en total contraste avec les papillons gris et ternes qui en sortent.


Si vous avez l'occasion de passer par Lyon au mois de novembre, n'hésitez pas à venir à cette belle manifestation.