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dimanche 11 juin 2017

Veste saharienne Mac Call's 7365

Cela faisait des années que j'avais envie d'une veste de style saharienne. 

A l'origine empruntée au vestiaire masculin et plus particulièrement militaire, cette veste s'est ensuite féminisée grâce au flair et au talent d'Yves Saint Laurent. Depuis, elle est devenue une pièce incontournable et intemporelle qui traverse les époques et les modes sans prendre la moindre ride.
 
 
J'ai trouvé mon bonheur grâce au Patron Mac Call's 7365.



Le modèle de la pochette, cousu dans un tissu très fin et transparent, n'illustre pas forcément le potentiel de cette veste et pourtant ce patron a bien tous les éléments caractéristiques de la veste saharienne: 4 poches plaquées, un col chemise monté sur pied de col, pas de doublure, une ceinture et une martingale au dos.




Non doublée, j'ai opté pour les coutures rabattues pour avoir une jolie finition à l'intérieur. Mac Call préconise de faire des coutures anglaises mais je pense que cette technique est plus adaptée aux tissus très fins.





Avant de vous lancer dans cette veste, sachez qu'il faut faire preuve de patience et ne pas craindre les surpiqures. Je crois que j'ai utilisé pas moins de 4 canettes de fil pour la réaliser! Voici le détail des poches hautes et basses :







Le patron présente des empiècements de côté, il n'y a donc pas de couture sur le côté.









 
Les étapes sont nombreuses mais il s'agit plus ou moins des mêmes techniques que pour le montage d'une chemise. Toutes les pièces s'emboitent à la perfection, les explications sont claires et je n'ai pas eu besoin de recourir au moindre ajustement (à l'exception de la longueur des manches) : la taille 8, qui correspond sur le papier à mes mensurations, est parfaite!




J'aime beaucoup le dos : doté d'un empiècement, il se distingue par ce joli pli creux qui s'ouvre et se referme au gré des mouvements du corps. Non seulement, il procure de l'aisance mais il ajoute une note d'originalité au dos. 



La martingale : un simple rectangle de tissu appliqué au milieu du dos, est très pratique, qu'on veuille porter le vêtement ceinturé ou pas.







Bref, je suis ravie de cette veste : un bonheur à coudre, elle est devenue un bonheur à porter. Je n'ai pas compté les heures que j'ai passées dessus mais, curieusement, je n'ai à aucun moment éprouvé de lassitude ou d'impatience. J'ai juste pris mon temps et savouré mon plaisir à chaque fois qu'une difficulté était surmontée. C'est peut-être le signe que je m'améliore avec le temps car l'impatience a longtemps été mon meilleur ennemi ...





Réussir un joli rabat de poche, réaliser une couture rabattue de façon régulière, faire une joli surpiqure : c'est la somme de toutes ces petites étapes qui fait le bonheur d'une couturière !